samedi 5 décembre 2009

Discour du 10/9/09 de Mr B. Kouchner devant l'Ass. de Fr de l'Etranger

Autre priorité : la scolarisation des enfants français à l’étranger dans le réseau des établissements gérés directement ou conventionnés par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Ce réseau sans équivalent par ses effectifs et par ses résultats - il faut s’en féliciter ! -, son extension géographique, sa qualité et ses ambitions constitue un outil d’influence et une source de rayonnement incomparables.

Les Etats généraux de l’enseignement du français à l’étranger ont permis de faire un tour d’horizon complet de la situation grâce à la consultation menée auprès des acteurs et partenaires de la politique scolaire française dans leur pays de résidence. Cet attachement est puissant. Il en va de même pour le financement croisé et équilibré des parents et de l’Etat, qui doit être maintenu pour assurer l’existence d’un enseignement français de qualité, avec une évolution des frais de scolarité maîtrisée.

A la rentrée 2008/2009, les quelque 450 établissements qui composent ce réseau ont accueilli, pour les seuls établissements en gestion directe et conventionnés, près de 175.000 élèves dont 82.426 élèves français. Signe de la vitalité du mouvement d’expatriation de nos compatriotes, les effectifs scolarisés progressent depuis ces deux dernières années de 5 % en moyenne par an.

La réforme impulsée par le président de la République visant à la gratuité de la scolarité pour l’ensemble des enfants français du second cycle sera achevée en septembre 2009, après intégration des élèves des classes de seconde des pays du rythme nord. Elle devrait concerner environ 9.500 élèves au terme de l’année 2009.

Son extension aux autres cycles n’est pas à l’ordre du jour pour le moment et reste conditionnée à un bilan d’étape, que j’ai appelé un moratoire, envisagé avec certains d’entre vous dès l’année dernière. Ce moratoire entrera en vigueur à partir de septembre et là nous aurons à procéder à l’évaluation des modalités de financement, équilibrant les uns et les autres au mieux les intérêts des familles et des enfants, sans oublier, je le disais tout à l’heure, les inscrits locaux dans nos lycées, qui se trouvent dans une position extrêmement délicate par rapport à ceux qui ne paient pas leur scolarité.

La mise en place de ce dispositif s’accompagne d’une augmentation sans précédent des crédits consacrés à l’aide à la scolarisation, qui de 47 millions d’euros en 2007 passeront à 106 millions d’euros en 2010 et 127 millions d’euros en 2011.

Cette réforme s’inscrit en outre dans un contexte caractérisé par une forte appréciation des coûts, résultant d’une augmentation significative des droits de scolarité et, d’un afflux de nouveaux élèves (mouvement accru d’expatriation de Français, succès de notre réseau, effets de la crise économique internationale).

Le nombre d’enfants boursiers (20.000 probablement en décembre 2009) se sera ainsi accru de manière sensible avec pour corollaire une envolée des dépenses de bourses, indépendante de la mise en place de la gratuité (de 47 millions d’euros en 2007 à 70 millions d’euros en 2010, progression de 50 % en 4 ans).

En dépit de l’accroissement très notable des crédits mis à notre disposition pour cette réforme, nous devons contenir la progression des dépenses dans le cadre des enveloppes qui nous sont imparties. C’est pourquoi les acteurs de l’enseignement français à l’étranger, l’Agence et la tutelle mettront en œuvre dès la rentrée du mois de janvier dans l’hémisphère sud les mesures d’encadrement qui s’imposent.

Pour avoir accès au discours en entier de Monsieur le Ministre des Affaires Etrangère Bernard Kouchner du 10/9/2009 devant l'assemblée des français de l'Etranger:
http://www.ambafrance-ro.org/index.php/fr_FR/actualites/communiques/intervention-de-bernard-kouchner-a-la-11eme-session-pleniere-de-l-assemblee-des-francais-de-l-etranger-paris-10-septembre-2009

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